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> Agoraphobie et travail ne font pas bon ménage!

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Bonjour,

Je me permets d'écrire sur ce forum car je ne sais plus à qui m'adresser.

Je souffre d'agoraphobie (peur panique de rester seule car peur du malaise) et je suis incapable de me déplacer à plus de 2km de chez moi (et encore, il faut que je connaisse bien le chemin).

J'ai fait ma première crise d'angoisse il y a 18 ans. Depuis, je dépense fortune en psychothérapeutes et médicaments ! J'ai eu la chance d'avoir une rémission d'un an grâce à une hypnothérapie, mais la chutte a été très sévère et une seconde hypnothérapie n'a rien donné. Je crois avoir exploré toutes les thérapies possibles mais je suis de nouveau au point zéro. Alors je vis avec des Xanax à longueur de journée depuis plus de 4 ans (avant c'était du lexotan ou encore du lysanxia et de bons antidépresseurs bien méchants).

Je vivais à Bruxelles, mais il y a un an, nous avons déménagé vers la campagne (pour des raisons familiales et financières aussi). Je vis actuellement dans un coin retiré. Je suis bien chez moi si ma mère (qui habite à 1,5 km de chez moi) est chez elle ou si mon mari ne travaille pas et peut rester à la maison.

Lorsque j'étais à Bruxelles, j'avais un boulot comme secrétaire dans un bureau d'avocats, je m'y sentais vraiment bien car il était situé à 500m de mon domicile. Mais j'ai dû quitter cet emploi (à la fureur de mon employeur) car j'étais dans l'incapacité de faire les trajets (+/- 70km).

Je me retrouve donc dans une angoisse perpétuelle. En effet, je devrais suivre pour la Xème fois une thérapie pour en sortir, mais c'est un cercle vicieux car pour suivre cette thérapie j'aurais besoin de la payer (+/- 150 € par mois), or pour payer cette thérapie j'ai besoin de travailler (eh oui, je ne peux même plus me payer cette thérapie, je ne gagne même pas 400€ au chômage), or pour pouvoir postuler un emploi, je dois pouvoir me déplacer d'au moins 10km de mon domicile et cela m'est impossible sans thérapie....et le cercle est en place!

A force d'essayer de trouver une solution, j'ai appris qu'en France, il existait des organismes qui s'occupent de ce genre de problèmes, mais en Belgique je n'ai rien trouvé.

Je suis plus que désespérée et s'il n'y avait pas ma fille, qui devrait aller vivre chez son père avec qui elle ne s'entend pas du tout, je crois que je mettrais fin à tout cela....

Je ne sais pas s'il existe une solution, je l'ai tellement cherchée...

Voilà, je ne sais pas de quoi l'avenir est fait et j'ai très très très très peur!

Merci de m'avoir lue.

Pascale


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Bonjour aimant_la_vie

je ne me rend surement pas compte des difficultés quotidiennes que tu dois affronter, je sais qu'il y a énormement de personnes qui travail à domicile justement suite par exemple à des problémes de santé ou simplement pour des raisons personnels (s'occuper des enfants, etc...) peut être qu'un travail à domicile serais une solution dans un premier temps pour toi?

j'ai trouver une adresse qui pourrais sans doute t'aider à trouver des informations:
http://www.deploie-tes-ailes.org

Bon courage

femme


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Bonjour,

D'où êtes-vous ?
Et comment faites vous pour vous déplacer?
C'est vrai que votre situation semble difficile à gerer. Savez vous qu'i existe des centre de guidance où le prix des consultations sont adaptés à vos revenus.
Cordialement,


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Merci beaucoup pour le conseil de travail à domicile. J'y avais déjà pensé, mais le problème, c'est que je dois avoir une formation de gestion d'entreprise pour pouvoir démarrer une affaire de chez moi. J'avoue que j'ai souvent été tentée de répondre à toutes ces annonces qui vous promettent de faire fortune de votre domicile....je ne demande pas la fortune, mais juste un boulot pour pouvoir donner à ma fille une plus belle vie. Elle doit déjà subire les difficultés de vie de sa mère, je voudrais réellement qu'elle ne subisse pas en plus les problèmes financiers dans lesquels je me retrouve.

Je suis inscrite sur le site que vous mentionnez. C'est un site qui peut aider les personnes qui souffrent d'agoraphobie, mais je n'y ai pas trouvé ce que j'espérais (peut-être suis-je trop exigeante).

Je vis près d'Andenne et de Huy. Pour le moment, je peux me déplacer pour aller déposer et chercher ma fille à l'école (3km) mais avec l'aide d'un Xanax et tout en sachant que ma mère, qui vit à 1,5 km de chez moi est bien chez elle au moment où je pars et qu'elle a bien son GSM allumé. Cela me rassure.

J'ignorais qu'il existait des centres qui pouvaient aider selon les revenus. J'avoue qu'avec tout l'argent que j'ai déjà dépensé en médicaments et consultations, j'aurais facilement pu offrir plein d'activités à ma puce.

Ce serait gentil de me faire parvenir les noms de ce genre de centre, je m'arrangerai pour m'y rendre. Heureusement, j'ai encore ma mère qui me conduit quand les trajets sont trop longs et que mon mari travaille. Elle pourrait me conduire jusque là et qui sait, un jour peut-être pourrais-je m'y rendre seule?

Je l'espère en tout cas.

Mille mercis pour vos réponses.

Pascale


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Ixelles

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CPMS PROV. NAMUR - Institut Provincial d'Orientation & de Guidance - Province de Namur, 5000 Namur
rue Château des Balances 3 bte 24

serv. à : Andenne 085/849490, Beauraing 082/714751, Couvin 060/345233, Dinant 082/214820, Florennes 071/681021, Gembl. 081/626626, Jemelle 084/344226, Namur 081/711550 - 729729, Tamines 071/269910

Information trouvable sur ce site dans la partie "Les associations"

Cordialement


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Merci encore Thomas.

J'ai déjà pris contact avec le centre d'Andenne et je me relance dans une psychothérapie bien moins chère.

Merci car je retrouve le sourire et j'espère que cela pourra m'aider à avoir enfin une vie "normale". Encore mille MERCIS.


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Merci beaucoup encore à Thomas pour les adresses.

J'ai effectivement été voir les psy, mais leur conclusion est qu'il faudrait peut-être que j'organise ma vie autour de ce mal et qu'une Xème thérapie ne servirait probablement à rien.

Je suis de nouveau à la case départ.

Je ne souhaite à personne ce que je vis, pas même à on pire ennemi.

Pascale


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Merci beaucoup pour ce message d'encouragement. Je continue à espérer que je trouverai le thérapeute, ou la thérapie qui me convient et que je pourrai un jour dire, tout comme vous, que je vis sans anxiolitique depuis plusieurs mois.

En ce qui concerne les centres qui sont là pour aider à "petit prix", je me suis fait gentiment entendre que je pouvais recommencer une nouvelle thérapie, mais qu'il y avait peu de chance qu'elle aboutisse. Je dois donc faire ma vie autour de ce mal....voilà la conclusion de la thérapeute du centre....

J'avoue que cela ne me convient pas du tout!

Merci encore à vous tous.

Pascale


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Bonjour, moi aussi j'ai été victime
d'agoraphobie. J'avais 22ans et je suis restée sans sortir pendant presque 2 ans; c'est ma mère qui s'occupait de tout.
Rarement je sortais la nuit pour voir un ami d'enfance. Il n'a jamais su; je m'inventais une vie.
Ma mère a fait venir une fois un ami médecin, j'étais furieuse. Il pensait que mon mal être avait un rapport avec ma mère et m'a mis sous prozac.
Accessoirement, je l'ai trouvé un peu trop tactile ( main sur la cuisse). Je ne l'ai plus jamais revu.
Petite, à 13 ans, je n'avais pas fini mon année scolaire et j'étais restée fermer dans la maison. Impossible de me faire sortir ( Heureusement, maintenant je sais pourquoi).
Puis l'année scolaire suivante, par peur des menaces de ma mère, je suis retournée au lycée; la 1ère journée fut déterminante et j'ai continué.
Bon, je reviens à mes 22 ans et le prozac donné. J'ai fini par le prendre mais rien. J'étais insomniaque et le suis restée.
Sauf que un mois de prise après, j' ai ressenti en pleine nuit l'envie de me suicider; j'y pensais depuis longtemps (c'était le meilleure échappatoire).
Le problème, c'est que cette nuit, une petite voix, mon instinct de survie, je pense m'a dit de ne pas le faire.
J'étais perdue et finalement, j'ai appelé SOS Suicide ( çà existe en France)et je leur ai tout raconté. J'ai osé dire que je ne sortais pas.
On m'a proposé que le lendemain, un psy viennent me voir; j'ai accepté.
Le courant est passée et j'ai accepté la thérapie qu'elle proposait( j'ai oublié le nom).
Elle devait m'aider à sortir en sortant avec moi de l'appartement, puis l'ascenseur, le hall, devant le hall,dehors (oh, les tachicardies que j'ai pu faire et les sueurs); puis marcher; puis aller dans un café.
Ensuite ce sont devenus des rdv, en bas dans le hall et etc...
Une fois je l'ai laissé en rade...
Puis, c'est allé mieux. Mais je n'ai pas eu le temps de replonger car j'ai du aller au mariage de mon frère et il m'a proposé de rester donc j'ai perdu mes repères. C'était l'été et en septembre, j'étais en Belgique, chez mon copain d'enfance à étudier...
Je n'ai pas rechuté mais maintenant c'est la maladie qui m'enferme. Ironique n'est ce pas.
Parfois j'ai des blocages et je trouve plein de raisons pour ne pas aller à une invitation.
Parfois on me pousse tellement que j'y vais et finalement je regrette pas...
Je te souhaite bon courage.
J'espère de tout coeur, que tu n'as pas encore essayé ma méthode.
Cerise


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Merci beaucoup pour ce témoignage.

Je vais essayer la piste de sos suicide ou simplement sos détresse, on ne sait jamais.

Tu parles de prozac dans ton histoire. J'ai eu un peu la même chose. J'ai été chez un neuro-psychiatre qui m'avait prescri ce que l'on appelle des IMAO. Ce sont des substences que l'on ne donne QU'en milieu hospitalier et pour des cas de schizofrénie. Conclusion, j'ai failli passer à l'acte....mais tout comme toi, une petite voix m'a toujours dit de rester avec des personnes de confiances autour de moi, ce qui m'a retenu.

J'ai un petit problème en plus, mais qui n'arrange rien du tout, mon mari que j'adore souffre lui d'alcoolisme et il a un mal fou à s'en sortir. Il a décidé de se faire hospitaliser car c'est sa seule solution. Conclusion, je suis encore plus mal pour le moment .... mais je suis certaine que les beaux jours viendront pour nous deux.

Pour ce qui est des médicaments, je suis toujours sous Xanax à bonne dose. C'est la seule manière pour moi de tenir le coup.

Et avec tout cela, j'ai pu, grâce à la Communauté française, repdrendre des cours par correspondance gratuits (car je suis au chômage) et je vais continuer à chercher l'issue qui me permettrait de guérir, de retrouver un emploi et de pouvoir aider mon mari dans son combat.

Merci encore.

Pascale

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