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> une maman maniaco-dépressive et alcoolique

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résumer cette histoire est assez difficile, il s'agit de celle de mes neveux et nièce, qui ne savent plus quoi faire...

Mon frère s'est marié il y a plus de vingt ans avec une femme-enfant, puérile, immature, chargée du fardeau de la perte de son père et de l'alcoolisme de sa mère. C'était son choix, ou presque, car le premier petit bout était déjà en route et il a voulu prendre ses responsabilités. Mais je crois qu'il l'aimait. Au cours des années s'est ajouté aux problèmes de sa femme la déprime, puis la célèbre maladie mentale maniaco-dépressive, puis l'alcoolisme. Mon frère a assumé tout cela, a fait ce qu'il a pu pour ne pas l'abandonner, la faire soigner, il l'a supportée et a élevé quasiment seul ses 3 enfants jusqu'aux études, avec des moyens financiers restreints, mais il a réussi à faire de ses enfants des êtres indépendants, a surtout réussi à leur apprendre à vivre sans leur mère. Mais il ne les a pas préparé à vivre sans leur père. Or, le 1er novembre 2003 (date bien symbolique), mon frère nous a subitement quitté dans un accident de voiture, laissant sa famille dont il était le pilier central, dans un désarroi total.
Ne sachant trop comment les aider et quelle décision prendre, nous avions espérer pouvoir faire confiance à cette maman qui, malgré ses faiblesses, semblait vouloir enfin prendre ses responsabilités et nous l'avons drillée pour qu'elle apprenne à gérer l'argent, tenir sa maison et s'occupe de ses enfants. Nous l'avons "portée".; Cela a fonctionné durant 1 an, puis la dégringolade. Actuellement, elle passe ses journées à boire, fumer et à cuver, ne s'occupe plus de sa maison (malgré l'aide-familialle qui vient 2X/semaine), ne fait plus à manger à ses enfants, mais elle achète tout ce qu'il veut à son dernier pour avoir la paix. Jusqu'à présent les enfants n'ont pas encore constaté de problèmes financiers, mais qui sait? Mais elle n'est pas bête pour tout et cultive un grand art de manipuler les gens en sa faveur: se faire passer pour une victime de ses enfants aux yeux de ses voisins (qui, heureusement, ont maintenant l'air de se rendre compte de son état d'alcoolique), on ne sait trop ce qu'elle raconte aux innombrables psy qu'elle a déjà consulté et qui refusent systématiquement toute information ou collaboration avec la famille proche. Elle exècre également toute sa belle-famille (c'est-à-dire: nous) qu'elle rend coupable de son mal-être et de sa vie foutue. Elle avait un traitement médical assez adéquat, mais nous doutons qu'elle prenne encore ses médicaments.
Quant aux enfants, ils ont continué bon gré, mal gré, leur petit bonhomme de chemin. Ils ont maintenant 26, 25 et 17 ans. les 2 premiers ont terminé leurs études et sont maintenant au chomage, à la recherche d'un emploi. La première à quitté la maison et vit avec peu de moyen car la vie avec sa mère était insupportable. Mais elle a peur pour son jeune frère et voudrait pouvoir le prendre à sa charge Le deuxième y est toujours car il ne se sent pas encore apte financièrement à quitter la maison. Et enfin, reste le dernier, qui, à 6 mois de sa majorité, va et vient dans le secondaire, vit à fond dans la musique, ses idéologies pas toujours recommandable et qui s'aide apparemment d'un joint de temps en temps. Son père n'est plus là pour le "cadrer" et le guider, et il n'accepte que très peu l'autorité de ses frère et soeur.

La situation s'aggrave car les tensions en famille sont du plus en plus insoutenables et violentes, mais nous ne savons trop comment réagir. Suggérer à ma belle-soeur une cure de désintox, c'est peine perdue, d'elle-même elle ne voudra pas. Et puis, derrière l'alcoolisme, il y a un problème mental beaucoup plus profond à soigner. Nous pensons à la faire colloquer (elle a déjà été internée plusieurs semaines du vivant de mon frère), mais ça n'est pas si simple, il faut passer par la justice, et est-ce la solution?

Alors voilà, tout ça pour vous demander si vous aviez des idées ou des ébauches de solution à ce problème qui m'affecte car je vois mes neveux malheureux, c'était déjà tellement injuste de perdre leur père qui était si bon, le sort s'acharne sur eux car, au lieu d'être soutenus, ils doivent assumer en plus une mère qui n'en est pas une et qui leur en fait voir de toutes les couleurs. Bien sûr, ils sont majeurs, mais ils sont encore bien jeunes pour avoir affaire à ce genre de problème, et devraient pouvoir enfin aspirer à vivre leur vie d'adulte sereinement. Mais ils s'inquiètent surtout pour leur jeune frère. Que suggérez-vous?

Merci de m'avoir lue jusqu'au bout.


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Pas de violences c est les vac
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si tu t'inquietes deja parler avec eux soit en groupe ou individiuellement pour voir ceux qu'ils en pensent et ceux qu'ils desirent.

pour le dernier peut etre voir la direction de l'ecole et expliquer tes craintes et voir si le pms ne peux pas lui accorder une entrevue.

de plus si tu crains vraiment, il y a tjs possibilite de t'adresser a une assistante sociale qui passera voir la mere et qui discutera avec elle


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merci beaucoup pour ton aide Fréderic. Je me suis alarmée en peu plus qu'il ne faut car depuis, il a été possible de parler à ma belle-soeur en groupe, et surtout à jeun! Elle a craqué et a avoué avoir un problème et ne pas savoir le résoudre, elle ne prenait plus ses médicaments depuis un mois aussi. Nous avons pu avoir un rendez-vous d'urgence chez "Van Gogh" où nous avons pu expliquer son histoire. Elle peut rentrer vendredi prochain pour une cure de désintox et, j'espère, une observation de son cas (car il y a plus que le problème d'alcool). J'espère aussi qu'il y aura un retour pour sa famille, du moins que l'on en tiendra compte. J'ai d'ailleurs suggéré à ma nièce (qui est quand même licenciée en psychologie, mais, la pauvre, a un cas concret trop proche d'elle) d'envoyer un courrier à l'hopital, relantant son histoire et demandant qu'on tienne compte d'eux et les guide un peu. En attendant, les enfants vont souffler un peu, il était temps car ils sont tous à bout, mais aiment leur mère quand même...


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Pas de violences c est les vac
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bonjour

si elle a pris conscience de son probleme c'est deja un grand pas pour elle et pour sa famille.

le chemin ne sera pas facile certe mais si elle le desire vraiment et que les enfants l'aident il y a des chances que ça fonctionne.

pour ce qui est de van gogh, je ne sais pas si il y a un suivi pour les parents de patient mon pere y a ete de nombreuses annees et jamais on est venu voir comment moi j'allais vis à vis de la situation.
mais un renseignement ne coute rien comme on dit sourire

j'espere que ça se passera bien pour elle et les enfants et que le reste de la famille soit soulager sourire


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"pour ce qui est de van gogh, je ne sais pas si il y a un suivi pour les parents de patient mon pere y a ete de nombreuses annees et jamais on est venu voir comment moi j'allais vis à vis de la situation."

et ça...c'est une grave lacune. Qui est là pour agir, pour intervenir ? Malgré les plaintes faites auprès de la police, malgré la constatation de dérapages, de manquements...personne ne se préoccupe du bien être des petits, des enfants. Quelle triste société.


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Et oui, Fréderic, tu n'étais pas le malade, donc pourquoi se soucier de toi?
Je suis très en colère par rapport à ce corps médical psychiatrique, car ils refusent quasi tous, tout d'abord, d'écouter les proches, et puis de donner un suivi à la famille. Ma belle-soeur avait déjà été hospitalisée aux "chênes aux haies", et là, malgré toutes les demandes de mon frère, on n'acceptait pas de lui dire quoi que ce soit. Lui et ses enfants subissaient pourtant tout autant la maladie. C'est vraiment un non-sens que de ne rien vouloir dire à la famille. Je sais que, parfois, on tombe sur des gens de l'entourage aussi tordus que le malade lui-même, mais un médecin est capable de discerner si on a affaire à des gens sérieux ou pas, non? Le fait de ne rien dire à la famille, et en plus, ne pas l'écouter, permettait également à ma belle-soeur de raconter ce qu'elle voulait aux médecins (par exemple, que mon frère la maltraitait!) et ceux-ci de la croire car elle savait manipuler et convaincre les gens. On prend pour argent comptant la parole du "désaxé" et on nie les saints d'esprit!
Mon frère s'entendait dire après: "je ne peux pas vous investir dans le traitement de votre épouse. Elle est la seule à pouvoir résoudre son problème et se prendre en charge" Un comble!! Je trouve que c'est un manque total d'objectivité, comment peut-on ne donner crédit qu'à la parole du malade mental?? Et comment peut-on laisser une famille qui s'inquiète de la santé de leur proche dans un tel flou artistique et sans information? Je sais qu'on doit respecter le secret médical et la vie privée de chaque individu, mais bon sang, quand une personne se retrouve dans un tel hopital, c'est qu'elle n'est plus capable de se prendre en charge seule, et si cette personne a la chance d'avoir des proches qui se soucient d'elle (ce qui n'est pas le cas de tout le monde), pourquoi laisser ces gens qui veulent l'aider hors du coup? J'avoue que ça m'énerve beaucoup. Si quelqu'un peut m'expliquer le pourquoi de ce système, j'en serais heureuse...


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Pas de violences c est les vac
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je ne saurais pas t'expliquer le pourquoi du systeme mais oui, il y a des lacunes et des fameuses mais ça depend des cas, j'imagine que ce n'est pas partout pareil enfin je l'espere mais c'est vrai qu'il y a des cas ou les proches pourraient et devraient etre entendus.

pour moi de toute maniere ça n'aurait rien changer; j'avais mes propres interrogations et je pense que personne n'aurait reelement pu m'expliquer le comportement de mon "pere" donc avec l'age je me suis fait mes opinions.

j'espere quand meme que pour toi et les autres membres de la famille ça ira, que certains seront entendus si pas parlez en entre vous sourire

femme


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Bonjour Patanana,

J'ai lu vos différents post et pour comprendre ce que vous voulez dire, je pense néanmoins qu’il n’ y a pas beaucoup de réponses à vous donner.

C’est vrai qu’il existe des approche de type familiale mais elles ne sont pas courantes en hôpital et c’est vrai que de ce coté là, il y a des lacunes.

Ceci dit, à part faire parler les uns , les autres chacun à leur tour pour rectifier une vision erronée de la situation « ah, lorsque tu veux que je rentre pour 20h , c’est parce que tu t’inquiètes, ect..), il n’existe pas encore grand-chose.

Mais c ‘est une thérapie qui prend du temps, pour lequel, il faut au moins deux thérapeutes si toute la famille est là, ect.

On trouve plus ce suivi en centre de guidance si toute la famille est d’accord.
Si votre belle-sœur refuse, c’est vraiment très difficile et on ne peut pas parler de thérapie. Il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

On ne dit rien …parce qu’il n’y a rien à dire.

Ou alors, ce que le psychiatre pourrait vous dire c’est « madame ne va pas bien ». Mais cela vous le savez !

Un diagnostic ? non, il est très courant qu’un diagnostique en psychiatrie emprisonne celui qui a cette étiquette « elle, elle dit n’importe quoi, elle est schizophrène »

Une écoute pour le reste de la famille. Moi, c’est là que je pense que la psychiatrie rate le coche.
Que quoi que ce soit que vive la personne hospitalisée, on puisse offrir un espace d’écoute aux famille pour dire la souffrance dans laquelle elles sont.

C’est dommage que cela n’existe pas ou très peu..

Mais ça, peut-être pense-t-on que la famille est grande et responsable et qu’elle peut mettre elle-même l’aide en place.

Similes, ici, en Belgique, essaye de faire qq chose

Une aide sociale ? parfois des assistantes sociale s’en occupent.

Quand à une aide du style « lui faire prendre conscience de ses devoirs » : très difficile à mettre en place. Même et surtout si il y a là une famille qui peut être perçue par l’intéressée comme culpabilisateur.

Et alors, l’intéressée en question signe une décharge, rentre chez elle et on est au point zéro.

A moins d’avoir affaire à une personne très gravement atteinte et qui ne peut se débrouiller seule, il est difficile d’imposer quoi que ce soit à une personne adulte.

Et c’est pour moi, très bien comme cela. Vous seriez étonné de changements de comportements que l’on peut obtenir chez qq’un à qui on fait confiance simplement en lui demandant « et vous, qu’est ce que vous en pensez ? »

Je le répète, dans la situation que vous décrivez, une aide possible est d’essayer d’ouvrir une communication entre les membres de la famille. Et ce peut-être d’abord en écoutant leur souffrance. La leur. Qu’ils parlent de ce qu’ils ressentent eux en vivant avec cette mère là ou cette belle-sœur là. C’est d’abord sur sa propre souffrance qu’on peut avoir une prise.
La souffrance de l’Autre, c’est une autre affaire !

Cette approche là (familiale), on la trouve entre autre, en centre de guidance.

On connaît tous de ces personnes déprimées,qui ont tout « pour être heureux » et à qui on dit « allons ».
Et votre « allons », ils ne change rien à l’affaire.

Maintenant, faut-il tout accepter ?

Non, bien sûr que non. Si un comportement vous paraît inacceptable, vous pouvez toujours décider de ne pas vivre avec la personne en question.
Votre frère pouvait prendre, lui, cette décision, là.
Plus facile à dire qu’à faire ou qu’à écrire en deux trois lignes, il est vrai.
Surtout lorsqu’il y a des enfants. Mais le nœud du problème, il est aussi ici (trop long de développé, hein clin d´œil ).

Qu’elle raconte n’importe quoi au médecin, quel importance ! Les médecins ne prennent pas ce qu’on leur dit pour argent content.
Maintenant, évidemment, si vous pensez » elle dit aux médecins que nous la battons. Ce n’est pas vrai, pour qui vont-ils nous prendre… »

Les médecins ne prennent donc pas tout pour argent comptant, certaines informations sont qd même récoltées près du médecin traitant, lors des premières visites, ect
Et les psychiatres ont le plus souvent une vision correcte de la réalité quotidienne de cette famille.

Ma réponse est très, très longue parce que je suis passionnée par la clinique psychiatrique.
Et que j’ai essayé d’être le plus clair possible.

Et il est possible aussi que ma réponse ne soit pas ce à quoi vous vous attendiez.

Cordialement,

femme


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Ouh là là que c'est long


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Merci beaucoup pour votre réponse, Françoise.

Il est vrai, qu'au fond, je n'espérais pas que quelqu'un trouve une solution miracle à ce problème, c'était plutôt un "coup de gueule" par rapport au problème très complexe de la maladie mentale. Je ne veux pas critiquer non plus les médecins eux-mêmes, qui connaissent très bien leur métier et savent discerner à qui ils ont affaire. Je leur reproche plutôt parfois leur manque de tact ou de compassion par rapport à l'entourage de leur malade qui souffre aussi. Parfois, on tombe quand même sur des gens plus humains qui en tiennent compte. Je sais tout ça, car je travaille dans le milieu du handicap mental, qui parfois déborde sur la psychiatrie. Il m'est arrivé d'accompagner des personnes à l'hôpital ou chez le neuro-psychiatre, et là ma présence a été acceptée par ces médecins, il y avait une collaboration. Est-ce parce que c'étaient des personnes handicapées? ou parce que j'étais considérée comme professionnelle, et donc objective? Toujours est-il qu'on hésite plus à convier la famille que des "étrangers".

Vos clés de compréhension par rapport à ma belle-soeur sont très claires et utiles, bien qu'ils aient déjà testé, notamment, la thérapie familliale au centre de guidance (un échec total vu le manque de volonté de ma belle-soeur). Comme vous le dites, on ne peut obliger une personne adulte à faire quelque chose. Cela dit, les enfants ont chacun été suivi psychologiquement après le décès de leur père, et donc sont déjà parvenu à faire le travail de deuil et à se remettre sur pied sans trop de mal.
Lui faire confiance? Nous avons essayé après le déces de mon frère en la responsabilisant comme j'expliquais plus haut. Elle est retombée.
Une assistante sociale les suit, mais d'un peu trop loin je trouve: le problème est, à mon avis, trop profond pour une assistante sociale qui vient de temps en temps. Mais elle a aidé un peu ma nièce dans ses démarches administratives

Ouvrir le dialogue avec la famille? Et bien oui, c'est la solution, mais il faut cette hospitalisation pour faire une fenêtre, et permettre à chacun, de souffler. Lui permettre à elle, de se soigner, se calmer et qui sait, relativiser son comportement. Et à ses enfants, de tâcher d'oublier ce qu'ils ont subi, et essayer de retrouver un sentiment d'amour maternel pour qu'ils puissent de nouveau s'ouvrir à elle et lui faire confiance. Tout cela sera très long à mon avis.

Quand à mon frère, j'ai toujours admiré son courage par rapport aux échecs qui se sont succédés dans sa courte vie. Il n'a jamais voulu abandonner sa femme et ses enfants, bref, il a voulu assumer. De surcroît, il se plaignait rarement et était très jovial. Mais malheureusement, il n'aura profité de rien, c'est injuste mais c'était son destin. Il nous manque beaucoup.

pfff c'était long aussi sourire

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