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> Suicide : Votre avis ?

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J'essaye de comprendre pourquoi le "suicide" a une connotation tellement négative.

La plupart y voient un fuite, un abandon et donc une forme de lâcheté par rapport à la vie et aux événèments dont elle se compose. Pourtant il faut bien du courage et de la volonté pour aller à l'encontre de l'esprit de survie qui est ancré au plus profond de nous.

La mort comme "sacrifice" est vénérée par tous. Faisant abstraction des causes religieuses et patriotiques, si on pense à toutes les personnes mortes pour en "sauver" d'autres, nous ne pouvons qu'avoir un sentiment d'admiration devant un acte de "bravoure" extrême.

Mon sentiment actuel est que nous sommes seuls responsable de notre vie et qu'en ce sens il nous est donc loisible de d'y écrire le mot "fin" lorsque nous estimons le moment venu. Sans pour autant que cet acte soit "jugé" par l'extérieur comme un manque de courage, ou un moment de folie.

Nous avons dans la vie des devoirs et responsabilités auxquels nous devons faire face. Mais une fois ces devoirs accomplis, une fois des solutions pratiques trouvées. Pourquoi ne pourrait-on en toute conscience choisir la mort ... ou plus exactement "décider de sa vie" sourire ?


femme


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Bruxelles
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Le problème justement c'est quand tu dis "*sa* vie"... A partir du moment où il y a des gens qui dépendent de nous, notre vie ne nous appartient plus.

homme


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Hout-si-Plout

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Yaëlle :
J'essaye de comprendre pourquoi le "suicide" a une connotation tellement négative.

Nous avons dans la vie des devoirs et responsabilités auxquels nous devons faire face. Mais une fois ces devoirs accomplis, une fois des solutions pratiques trouvées. Pourquoi ne pourrait-on en toute conscience choisir la mort ... ou plus exactement "décider de sa vie" sourire ?

comme le dit la devise de quel forumeur?? rien ne sert de réussir sa vie, il faut ne pas rater sa mort...

Le suicide découle du fait que le suicidé n'a vu aucun espoir d'améliorer une vie insupportable.
Le tout est de voir si:
- sa vie était réellement insupportable (à ses yeux, aux yeux des autres, était-il "dans les normes" ou "hors normes"??)
- sa vie ne pouvait REELLEMENT plus s'améliorer: p.ex. en cas de maladie réellement incurable (pour le moment) et en phase terminale: cette notion est évidemment relativement subjective

Quant au courage, il en faut de moins en moins au fur et à mesure que l'on sent qu'on a plus rien à perdre...

Il y a aussi le devoir d'aider autrui ("le bon samaritain"): un suicide entraîne très souvent des thraumatismes des familiers qu ne peuvent s'empêcher de penser ne pas avoir été à la hauteur de l'aide qu'ils étaient cencés pouvoir apporter (ex suicide par anorexie)

Il y a encore le suicide dont tu parles ("tout devoir accompli") que j'appellerais plutôt "mort assistée"

Il y a enfin des suicides qui sont une forme de paranoïa égoiste: "si tu ne veux pas me donner ce que je veux, alors je me suicide"

Bref, non, on ne peut pas dire que chacun peut choisir (TOUJOURS) la mort qu'il veut: je remplacerais TOUJOURS par OUI, RAREMENT (heureusement, si je peux dire clien d´œil )


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D'accord Angi... cela fait partie de ce que je considère comme "devoirs".

Mais en toute logique, les seules personnes qui dépendent réellement de nous sont les enfants et cela jusqu'à leur prise d'indépendance (le tout étant de déterminer ce moment d'une façon précise : majorité ? fait de quitter la maison ? premier emploi ?....)

Même si nous faisons partie d'une famille, nous pouvons considérer que tout adulte est indépendant.

Personne n'étant, en outre indispensable à quelque point de vue que ce soit... ma question reste valable, me semble-t'il.


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Brolskoff :

Il y a enfin le suicide dont tu parles ("tout devoir accompli") que j'appellerais plutôt "mort assistée"


Brolskoff,

C'est vrai, le suicide auquel je pense est celui qui est à la fois raisonné et choisi en toute sérénité. Une vision qui est sans doute fort limitée... je le reconnais.

Et je faisais, ici, abstraction de toute autre forme. Même si j'imagine qu'elles sont plus fréquentes.

Le suicide "chantage" réaction combinée d'épuisement et de sentiment de vengeance est très certainement quelque chose dont il faut protéger les gens. Car l'esprit est "anesthésié", embué à un moment précis et ne peut donc réagir correctement.

Ce qui m'inquiète effectivement ce sont les réactions des proches et le sentiment de culpabilité quasiment inéluctable... qui risque de se transformer en rancoeur contre le suicidé (surtout de la part des enfants, je pense).

Mort assistée ? Le terme est joli, mais je ne l'imagine que pour des personnes réellement très âgées au delà des 100 ans clin d´œil ... qui bien souvent y arrivent sans assistance, simplement en refusant de se nourrir et en se laissant mourir. Un peu long à mon goût... je suis pour les solutions plus rapides et plus radicales sourire


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Amarante,

Beaucoup de choses indiquent que justement, nous vivons dans un monde d'égoïsme, aussi, en ce sens, le suicide n'est-il peut-être effectivement une forme d'égoïsme.

Mais, peut-on vivre exclusivement pour les autres ? Car l'acceptation que tu en as, exiges justement, que la personne pense d'abord aux autres avant de penser à elle...

Amarante :
Pour finir mon propos, vous avez déjà vu, vous, des pères et des mères qui doivent enterrer et survivre après le décès/ suicide de leurs enfants ?


Oui. ...et je te retournerais bien la question...

femme


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Bruxelles
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Faux, les personnes qui dépendent de nous sont les personnes qui nous aiment. Tant qu'il y en a, on ne peut pas s'échapper

homme


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Hout-si-Plout

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"Mort assistée": celà se pose (rarement heureusement) pour des personnes de TOUT âge, soit en phase terminale d'une maladie incurable, soit réduites à une vie "végétative" et assistée par de la "machinerie médicale", sans espoir de rémission.
En phase terminale, les "soins intensifs" permettent à la personne de finir sa vie "dans un nuage", mais celà reste évidemment une mort assistée.
Pour ce qui est des personnes réduites à une vie "végétative", je ne serais pas aussi formel qu'Amarante. Mais les liens des familiers restent indubitables: une grande compréhension mutuelle est INDISPENSABLE


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Angi :
Faux, les personnes qui dépendent de nous sont les personnes qui nous aiment. Tant qu'il y en a, on ne peut pas s'échapper


OK. J'accepte...
Si l'on considère que personne ne nous aime... on a donc ce droit sourire

Retour à la question "amour" donc ?
...et amour comme possession. Pour ne pas faire mal à ceux qui potentiellement nous aimeraient (ben oui, en plus nous n'avons aucune certitude en ce domaine)... le droit de mort est refusé.
Mais, s'ils nous aiment avec cette notion de "possession"... est-ce encore de l'amour ?

... et si ce n'en est pas, puisqu'il y manque la dimension de respect de la volonté de l'autre et de sa liberté...
On en revient donc à ce que personne ne nous aime..
et donc... on récupère le droit à la mort.

CQFD

homme


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Hout-si-Plout

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Posté :

Angi :
Faux, les personnes qui dépendent de nous sont les personnes qui nous aiment. Tant qu'il y en a, on ne peut pas s'échapper

Le suicide d'un familier est d'ailleurs un thraumatisme dont on ne se remet que très difficilement, je dirais même ...jamais
Sauf dans les cas EXCEPTIONNELS où TOUS les intéressés sont d'accord.
Le problème, c'est qu'en cas de coma profond, p.ex., la "victime" est incapable de donner son accord...et qu'il peut survivre ainsi des années, sans espoir de rémission. La tension pour les proches est évidemment énorme.
Et si quelque signe de conscience se manifeste, on peut dire que celà vaut la peine de défendre la VIE, sa vie.

Mais ne perdons pas de vue que ces cas extrêmes ne concernet que quelques petits % des suicides, et que la plupart (>90%?) ne sont que des formes de lâcheté, je dirais plus souvent d'ABANDON.

Il y a aussi d'autres formes de suicide, plus détournées ou indirectes: c'est dans sa façon de vivre: boire sans mesure, fumer sans arrête, se droguer (dangereusement), rouler imprudemment...: on parlera alors d'"accident"

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